Le mois d’avril 2025 a été marqué par une activité soutenue sur le marché immobilier canadien. Selon les données de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI), le nombre de transactions résidentielles a augmenté de 1,7 % par rapport à mars et de près de 10 % sur un an. Cela témoigne d’une reprise progressive de la confiance des acheteurs, malgré la pression continue des taux d’intérêt élevés et d’un inventaire limité à travers le pays.
Prix moyens et activité du marché
Le prix moyen national d’un logement en avril a atteint 715 000 dollars canadiens (environ 486 000 euros). Cela représente une hausse de 2,9 % par rapport à avril 2024, mais une légère baisse de 0,5 % par rapport à mars 2025, reflétant des ajustements saisonniers plutôt qu’un ralentissement de la demande.
Le nombre de nouvelles inscriptions n’a augmenté que de 0,3 %, ce qui continue de souligner la pénurie d’offres disponibles, en particulier dans les grandes villes.
Tendances régionales
Toronto (GTA)
La région du Grand Toronto reste active avec un prix moyen avoisinant 1,09 million CAD (740 000 euros). Les ventes ont augmenté de 2 % en avril, mais la pénurie de logements abordables persiste.
Vancouver
Vancouver demeure l’un des marchés les plus chers du pays, avec un prix moyen dépassant 1,2 million CAD (810 000 euros). Les ventes y ont augmenté de 1,5 % par rapport au mois précédent, notamment dans le segment des appartements et maisons en rangée haut de gamme.
Calgary et Edmonton
Les villes de Calgary et Edmonton, en Alberta, connaissent une croissance soutenue grâce à des prix plus accessibles. À Calgary, le prix moyen est de 585 000 CAD (398 000 euros), tandis qu’à Edmonton il est de 430 000 CAD (292 000 euros). Ces marchés attirent des acheteurs venus de provinces plus coûteuses.
Taux d’intérêt et crédit hypothécaire
Le taux directeur de la Banque du Canada reste fixé à 5 %, ce qui maintient les taux hypothécaires moyens entre 5,8 % et 6,3 %. Cela limite la capacité d’achat, notamment chez les primo-accédants. Toutefois, une baisse de taux est anticipée pour le second semestre 2025, influençant déjà les anticipations du marché.
Pression sur le marché locatif
Le marché locatif reste tendu et onéreux :
- À Toronto, le loyer moyen pour un appartement de deux chambres atteint environ 2 800 CAD (1 900 euros)
- À Vancouver, il avoisine 3 200 CAD (2 170 euros)
Ces loyers élevés incitent davantage de ménages à envisager l’achat immobilier, malgré des conditions de financement exigeantes. Cela stimule également l’intérêt des investisseurs dans l’immobilier locatif.
Activité des investisseurs
Les immeubles de rapport et les duplex connaissent une demande croissante dans les villes secondaires telles que Halifax, London (Ontario) et Saskatoon. Ces régions offrent une rentabilité locative attractive et des prix d’entrée plus abordables.
Prévisions pour l’été
Les analystes anticipent une activité accrue entre juin et août. Si la Banque du Canada annonce une baisse de taux, cela pourrait libérer une demande refoulée. L’été étant traditionnellement une période plus dynamique, une hausse des nouvelles inscriptions est également attendue.
Conclusion
Avril 2025 confirme la résilience du marché immobilier canadien. Une progression modérée des ventes, des prix stables et une pénurie persistante d’offres indiquent un marché en phase de maturité dans un contexte de taux élevés. Une éventuelle baisse des taux au second semestre pourrait redynamiser les transactions. Acheteurs et investisseurs s’orientent de plus en plus vers les régions offrant des rendements locatifs intéressants et des prix plus accessibles, posant ainsi les bases d’un développement durable du marché.
